Viticulture
Un nouveau test pour prévenir l´apparition des mycotoxines développé à l´Ensa de Toulouse
L´Ensat a mis au point une méthode de détection et de quantification des champignons produisant des mycotoxines. Rapide et peu coûteuse, elle permettrait des mesures préventives.
26 janvier 2005 Steven Le Quellenec Vu 1069 fois 1 réactions
Alors qu´au moins dix jours sont nécessaires pour quantifier les champignons capables de produire des mycotoxines comme l´ochratoxine A, l´équipe « Génie des systèmes microbiens » de l´Ensat (École nationale agronomique de Toulouse) a mis au point une méthode de détection et de quantification plus rapide et moins onéreuse. « Notre test est une PCR* quantitative qui vise un gène de la voie de biosynthèse des mycotoxines, explique Ahmed Lebrihi, chercheur et responsable du projet. De la quantité d´ADN détecté, on peut remonter à la quantité de champignons capables de produire les mycotoxines et évaluer ainsi leur potentiel toxinogène et ce, en environ trois heures. » Le test est évalué à environ 10-20 euros contre les 150 euros nécessaires aux analyses microbiologiques de la mycotoxine.
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| Le champignon Aspergillus carbonarius producteur d´OTA peut être quantifié par le test proposé par Ahmed Lebrihi avant une contamination des baies par la mycotoxine. ©B. Molot/ITV France |
Toutefois, « ce test ne remplace pas la méthode de dosage des mycotoxines », prévient Amhed Lebrihi. Les mycotoxines n´apparaissant qu´à partir d´un certain seuil de champignons toxinogènes, le test est en quelque sorte un indicateur. Au delà de ce seuil, le dosage reste de mise. « Notre méthode permet une surveillance du vignoble à moindre coût, conclut-il. Elle peut ainsi faciliter la mise en oeuvre d´un protocole de lutte contre les champignons toxinogènes lorsque le seuil menace d´être atteint. » Un consortium rassemblant une société start-up et les filières céréales, vigne et café s´est constitué afin d´évaluer l´avenir commercial de ce test.
*Réaction de polymérisation en chaîne automatisée qui permet d´amplifier le gène sans avoir recours à des cultures.
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Je m'intéresse beaucoup à la lutte contre les mycotoxines
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