Mesurer la conductance stomatale pour gérer l’irrigation
En mesurant la conductance stomatale, les scientifiques espèrent pouvoir donner des indications pour le pilotage très fin de l'irrigation capable d'optimiser la photosynthèse. - © Inra-Weber Jean
Des chercheurs du CSIRO (Commonwealth Scientific and industrial Research Organisation) tentent de comprendre comment un déficit sévère en eau peut néanmoins permettre d'obtenir une vendange satisfaisante en quantité et en qualité. Ces chercheurs ont focalisé leurs études sur le temps nécessaire à la vigne, ayant souffert d'un stress hydrique pour reprendre sa croissance après avoir été irriguée et pour ce faire, se sont intéressés à la conductance stomatale. Celle-ci mesure la quantité d'eau que la vigne peut perdre via les stomates, orifices de petite taille présent sur les feuilles, chargés de réguler les échanges gazeux entre la plante et l'atmosphère. Un sévère déficit hydrique commandera la fermeture des stomates tout en réduisant de fait l'absorption de CO2, en ralentissant la photosynthèse et au final, en limitant la croissance et la production de la plante. En mesurant cette conductance, les scientifiques espère pouvoir donner des indications pour un pilotage très fin de l'irrigation capable d'optimiser la photosynthèse. Une information qui pourrait être très utile aux viticulteurs australiens confrontés au réchauffement climatique.
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