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Ils le font en Suisse

Lutte biologique contre la flavescence dorée


15 mai 2008 M. IVALDI Vu 2929 fois
L’Agroscope de Changins a mis au point un programme de lutte biologique de la flavescence dorée à base de Parexan N, un mélange de pyrèthre et d’huile de sésame.

L’Agroscope de Changins a mis au point un programme de lutte biologique de la flavescence dorée à base de Parexan N, un mélange de pyrèthre et d’huile de sésame. - © Novartis

L'Agroscope de Changins, en collaboration avec le FiBL (organisme de recherche en agriculture biologique) a lancé en 2006/2007, une série d'expérimentations destinée à mettre au point une méthode de lutte contre la flavescence dorée compatible avec le cahier des charges de la viticulture biologique. Les chercheurs ont mis au point une stratégie de lutte qui consiste en trois applications d'un insecticide biologique : un mélange de pyrèthre (5%) et d'huile de sésame (20%), baptisé Parexan N et homologué sur verger et en horticulture. « Il s'agit d'un produit très délicat. Il faut être précis dans son application » explique Mauro Jermini qui a réalisé les essais. Ainsi, la période d'application est primordiale pour la réussite de cette protection.

Effet sur les typhlodromes

Trois traitements sont effectués tous les dix jours à partir de la découverte des premiers individus au troisième stade larvaire. Le mélange insecticide a, selon les chercheurs, très peu d'effet sur les adultes. Les applications doivent être effectuées au coucher du soleil car le pyrèthre est sensible à la lumière. Les chercheurs poursuivent leurs investigations. En effet, ils se sont aperçus que leur mélange avait un effet négatif sur les populations de typhlodromes. « Au bout de traitements même espacés de 15 jours, les populations de typhlodromes baissent de façon importante et les populations ne parviennent pas à se rétablir. Si cette lutte est répétée pendant trois ans, la baisse des typhodromes est tellement importante que le risque d'attaque d'acariens rouges n'est plus à écarter » indique Mauro Jermini. Les chercheurs suisses souhaitent donc mettre en place un programme de deux traitements le plus espacé possible.

 

 

 
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