La France lance son programme de promotion
Financement de wine tasting, publicité, relations publiques... Des opérations de promotion très variées ont été inscrites dans les stratégies d'export des entreprises et des interprofessions - © P. Cronenberger
Le soutien à la promotion de la nouvelle politique viticole européenne était soutenue par la France. Un premier bilan des demandes d'aides pour l'année 2009 ne dément pas la forte attente des professionnels. Au total, les demandes validées représentent un montant de 38,95 millions d'euros. « L'office n'a pas pris parti sur les objectifs stratégiques des différents opérateurs » insiste précise George-Pierre Malpel, directeur général de Viniflhor. On ne pourra donc pas reprocher à l'Office une action interventionniste. Reste qu'il est difficile de clairement apprécier la stratégie de l'utilisation de l'aide si ce n'est un partage équitable entre les actions des interprofessions et des entreprises : 92 dossiers d'entreprises ont été validés pour un montant de 16,5 millions d'euros et 13 dossiers d'interprofessions pour un montant de 15,65 millions d'euros. « Le budget prévisionnel pour les actions à la promotion est de 40 millions d'euros, nous avons donc presque atteint ce montant. Mais ce dernier peut encore être révisé d'ici juin» précise George-Pierre Malpel. Une révision qui vient fort à propos une nouvelle vague de dossier va être étudier par France Agri Mer.
Les interprofessions moblilisés
Les interprofessions se sont fortement mobilisées pour constituer les dossiers. Et seul un dossier a été retoqué. L'interprofession bordelaise est celle qui se mobilise le plus avec 7 millions d'euros de demandes par an sur trois ans. Comme ces actions sont co-financées, c'est donc 14 millions d'euros qui seront investis annuellement pour promouvoir les bordeaux sur des marchés aussi variés que l'Amérique du Nord, le Brésil, la Suisse, la Russie et l'Asie. Les actions prévues sont, elles aussi, très variées : des relations publiques au financement de la publicité en passant par la réalisation d'études de marché. Inter Rhône, quant à elle, demande un montant de 2,5 millions d'euros par an sur trois ans. « Nous avons choisi d'orienter nos actions sur trois marchés principaux : les Etats-Unis, le Canada et le Japon. Il s'agit de pays où nous sommes sûrs que chaque euro investit est rentabilisé, ce qui est important en temps de crise. En Asie, nous pensons qu'il est très difficile de rentabiliser des investissements promotion » estime Jérôme Villaret, responsable marketing d'Inter Rhône. « Grâce à ces soutiens, nous serons parmi les dix plus gros investisseurs sur le marché américain en 2009 » poursuit-il. Le Comité national des interprofessions des vins à appellation d'origine (CNIV )est pour la première fois bénéficiaire d'un budget d'aide à hauteur de 106 000 euros pour la réalisation d'un panel distributeurs et consommateurs sur les Etats-Unis.
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